Hawa Bah

Hawa Bah    Conakry, GN

 

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Violences politiques : des diplomates chez le ministre de la Justice

Depuis 2010, la Guinée traverse des crises politiques cycliques. Mais ces derniers jours, les événements sont devenus tellement inquiétants, que des diplomates, membres du groupe G5, ont jugé nécessaire d’aller rencontrer le ministre de la Justice, Me Cheick Sacko.

Cette rencontre qui a duré deux heures d’horloge tournait autour d’un seul sujet : le rôle de la justice dans cette recrudescence de la violence en Guinée.

« Ils venaient un peu s’enquérir de ce qui se passe actuellement dans notre pays, parler de leur inquiétude sur la montée de la violence chez nous et surtout savoir ce que le gouvernement fait par rapport à ça », a affirmé le ministre de la Justice, Me Cheick Sacko, au micro de nos confrères de la télévision nationale.

Me Cheick Sacko a rassuré les diplomates que le gouvernement va prendre ses responsabilités. « Nous au niveau de la justice, toutes les procédures qui sont ouvertes concernant les cas d’assassinats, les cas de morts, seront instruits. Et ça, je le dis solennellement. Nous allons instruire jusqu’à ce que les coupables soient trouvés. Pour l’instance, ce sont des procédures contre X parce qu’on ne connait pas les auteurs», a-t-il souligné. Avant d’ajouter qu’il a donné de fermes instructions pour que « les auteurs des crimes soient recherchés et trouvés ».
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Primature : Kassory Fofana reçoit les commissaires de la Cour constitutionnelle
Par Alhassane Bah - novembre 13, 2018 6:57
Le président de la Cour constitutionnelle, Mohamed Lamine Bangoura et son équipe poursuivent leur série de rencontres avec les autres institutions républicaines. Après l’Assemblée nationale, la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), il y a quelques semaines, les commissaires et le personnel administratif de l’institution dirigée par M. Bangoura ont été reçus ce lundi 12 novembre 2018 à la Primature par le Premier ministre, Ibrahima Kassory Fofana.


Par cette visite, les commissaires de la Cour constitutionnelle veulent échanger avec le chef du gouvernement sur des questions intéressant la vie de la nation.

Au cours de cette rencontre, les commissaires ont fait savoir au Premier ministre qu’ils ont mis en place des mécanismes pour pouvoir gérer d’éventuelles crises auxquelles la Cour constitutionnelle pourrait être confrontées.

Pour rappel, c’est suite à une profonde crise en son sein que l’institution a changé de président. Mohamed Lamine Bangoura a été élu président de la Cour après la destitution de Kèlèfa Sall.


Selon les commissaires, ces rencontres visent aussi à permettre aux différentes institutions à se donner la main, unir leurs efforts afin d’atteindre les objectifs qu’elles se sont assignées.

Quant au Premier ministre Ibrahima Kassory Fofana, il s’est engagé, au nom du gouvernement, à accompagner la Cour constitutionnelle dans son vaste programme de réformes. Il s’est également engagé à renforcer la synergie entre les institutions républicaines pour que le pays avance.
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Guinée : Après le drame chacun se dédouane

La crise politique a atteint son paroxysme. Obligeant 3 ministres à monter au créneau pour justifier l’injustifiables. Voyant la gravité de la situation et sachant qu’ils pourraient rendre des comptes un jour, chacun essaye de tirer la couverture vers lui. Devant l’indignation de tous, ils n’avaient plus le choix que de faire de qu’ils ont fait sans toutefois convaincre le plus crédule.

Mais il n’y a pas que les ministres qui s’inscrivent dans cette logique de dédouanement. L’état-major de l’armée a, lui aussi, publié un communiqué dans lequel il clame son innocence dans la situation actuelle. Rappelant que non seulement l’armée est soumise à l’autorité civile mais que les militaires ne sont ni de près ni de loin mêlés au maintien d’ordre.

Avant l’armée, les chefs religieux, eux aussi, s’étaient fait entendre. D’abord ceux de la Moyenne Guinée. Ensuite ceux de la Basse Guinée. Les premiers ont fait le déplacement à Conakry pour appeler au calme. Les seconds ont publié une déclaration dans laquelle ils appellent à la paix et à l’unité nationale.

Sachant que dans un pays il y a ceux qui administrent et ceux qui sont administrés, il incombe aux premiers de gérer les affaires publiques afin que le calme et la tranquillité règnent. Ce qui implique la conciliation entre la nécessité du maintien d’ordre et la justice tout aussi nécessaire voire indispensable à la paix.

Si le ministre de la justice avait fait des précédents cas de meurtre une priorité, avec une enquête sérieuse, des arrestations et des condamnations, son gouvernement n’aurait jamais eu à son actif un bilan de plus de 100 morts suite à des manifestations politiques. Si son homologue de la sécurité avait mis l’accent sur la sécurité de tous, y compris les manifestants, et non sur la répression on n’en serait pas là. Enfin si le ministre de l’Administration du territoire avait veillé à ce que les élections soient transparentes, la Guinée aurait fait l’économie de cette crise et ses corollaires de désolation.

Mais il n’y a que les politiques qui ont une responsabilité dans cette crise. Les religieux aussi ont leur part. Car comme dit le proverbe de chez nous : « il ne faut pas oublier là où on s’est buté pour se rappeler de là où on est tombé ». Certes il y avait déjà une crise post-électorale. Mais il a fallu qu’un imam donne le ton pour que les accords politiques soient foulés sous le pied. Lui aussi a une grande part de responsabilité dans les drames que nous vivons.

Le mutisme du secrétariat général aux Affaires religieuses et de tous les autres chefs religieux est un silence coupable. Ils auraient dû au pire désapprouver la déclaration de l’imam de Kindia et au mieux le suspendre de ses fonctions d’imam. Afin que, une fois pour toutes, les chefs religieux arrêtent de se mêler de la politique.

Ceux qui se sont battus pour la séparation entre la religion et de l’Etat ne l’ont pas fait de manière fortuite. Cette séparation est une impérieuse nécessité pour la survie de la démocratie et de l’Etat de droit.
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Exactions policières à Wanindara: le Ministre Keira va-t-il sanctionner des policiers?

CONAKRY-Alors que les habitants du quartier Wanindara ont été "terrorisés" la semaine dernière par des hommes en uniforme, le ministre de la sécurité et de la protection civile a promis que des "sanctions disciplinaires" seront prises à l’encontre de tout agent qui se rendrait coupable de tels actes. Interrogé par Africaguiee.com, le ministre Keira a annoncé que des investigations appropriées seront menées.

‘’ Quand ces cas nous serons rapportés, des mesures disciplinaires seront prises conformément au statut spécial de la police et de la sécurité. Mais sincèrement, vue la gravité de la situation, tout le monde doit se ressaisir et aider les policiers sur le terrain pour éviter des obstructions à la loi et de les empêcher de rechercher ces individus dans nos rangs sous prétexte qu’ils se livrent à des comportements qui n’honorent pas la police. Je ne pense pas qu’avec tout l’encadrement, toute la formation mais aussi toute l’importance qu’on accorde à la conduite des opérations de recherche et de répression du grand banditisme que ces gens-là se comportent de cette manière (…), mais de toute façon, je prends bonne note et nous ferons des investigations appropriées’’, a promis le chef du département de la sécurité.

Il avertit que la police est en train de faire son travail, admettant toutefois qu’il peut y avoir des dérapages. Mais des dispositions seront prises pour démanteler les coupables, a-t-il assuré.

‘’ Vous avez tous exigés que les auteurs des crimes soient recherchés et qu’il y ait des traques (…), nous avons aussi des hommes qu’on appelle la police des polices. Il s’agit de l’Inspection générale des services de sécurité, qui est sur le terrain et nous rapportera tous les cas qui ne respectent pas les droits de l’Homme, qui ne respectent pas les libertés des citoyens’’ a martelé ministre de la Sécurité et de la protection civile.
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Demande d’autorisation de voyage au Maroc : quels sont les guinéens concernés ?

CONAKRY-Quels sont ceux qui doivent introduire une demande d’autorisation de voyage électronique avant de voyager pour le Maroc (AVEM) ? Alors que beaucoup de guinéens s’inquiètent sur les répercussions de cette mesure, le département des Affaires Etrangères vient d’apporter des précisions.

Selon nos informations, cette mesure des autorités marocaines concerne uniquement les détenteurs de passeports ordinaires, a appris Africaguinee.com. Le Gouvernement guinéen a été officiellement saisi par l’Ambassade du Maroc en Guinée de la rentrée en vigueur de cette mesure à partir du 1 er novembre 2018.

« Nous avons été officiellement saisis par l’Ambassade du Maroc à Conakry nous informant qu’effectivement à partir du 1erde ce mois-là tous les ressortissants des pays (dont la Guinée) qui avaient l’habitude d’aller au Maroc sans visa, doivent remplir une demande d’autorisation de voyage électronique au Maroc. La mesure concerne les détenteurs seulement de passeport ordinaire qui souhaitent se rendre au Maroc. Ils doivent préalablement aller sur un site internet où ils s’enregistrent et ils auront une autorisation de visa électronique s’ils remplissent les conditions. Mais sont exemptés de cette mesure les détenteurs de passeports diplomatiques, les détenteurs de passeports de service, les détenteurs d’un permis de séjour au Maroc, les personnes mariées à une marocaine ou à un marocain. Les personnes qui sont dans cette catégorie ne se sont pas soumises à cette mesure », a confié le Secrétaire Général du Ministère guinéen des Affaires Etrangères Hady Barry, ajoutant que cette mesure est une décision souveraine d’un Etat souverain.

Hady Barry conseille les détenteurs des passeports ordinaires qui veulent se rendre au Maroc de bien s’enregistrer sur le site www.acces-maroc.mapour éviter des problèmes.

« Ceux qui souhaitent se rendre au Maroc qui sont détenteurs d’un passeport ordinaire n’ont pas d’autre choix que de s’enregistrer. Ça c’est une mesure souveraine d’un Etat souverain. C’est comme si nous aussi on prenait des décisions ici ensuite on informe nos partenaires. Donc je crois que ce n’est pas un problème difficile, le site internet existe, il suffit simplement de s’enregistrer 92 heures avant le départ. Donc vous allez vous enregistrer et une fois l’enregistrement terminé, la personne pourra imprimer une sorte de récépissé. C’est ce récépissé que le voyageur va présenter à l’aéroport Gbessia avant de s’embarquer. Arrivée aussi à n’importe quel l’aéroport marocain, la personne est tenue de sortir le même récépissé pour pouvoir passer », a ajouté le Secrétaire Général du ministère des affaires étrangères
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Confidences de Cellou : « lorsqu’on a chassé les ressortissants du Foutah à Siguiri en 2010… »

CONAKRY- Qu’est-ce qui permis d’éviter un conflit ethnique entre les deux tours de la présidentielle de 2010 ? Huit ans après ce scrutin très agité, Cellou Dalein Diallo a levé un coin du voile sur cette page tumultueuse de l’histoire politique récente de la Guinée.

En 2010, une fausse alerte liée à une affaire d’empoisonnement de l’eau visant les partisans d’Alpha Condé alors finaliste du second tour de la présidentielle, a failli faire basculer la Guinée dans le chao. Dans certaines villes de la Haute Guinée notamment à Siguiri et à Kouroussa, plusieurs ressortissants de moyenne Guinée supposés être des militants de Cellou Dalein Diallo ont été chassés, leurs biens détruits. Qu’est-ce qui a permis d’éviter des représailles ?

« En 2010 lorsqu’il y a eu les violences Siguiri en haute Guinée, certains ressortissants de la moyenne Guinée ont été chassés, j’étais à Conakry. Les gens étaient frustrés à Labé, je demandé à ce qu’on les calme parce que les Malinkés qui sont à Labé ne sont responsables de rien. Quoiqu’il arrive, de ne pas se venger sur les Malinkés résidents à Labé. Il y a eu moult tractations, feu Elhadj Abdourahmane Bah (ancien Khalife du Foutah) a fait sortir un communiqué demandant aux gens de ne pas faire des représailles », révèle le leader de l’UFDG.

Quand ceux qui ont été chassés ont commencé à arriver à bord des camions, il y a eu une commission d’accueil à Mamou, se souvient-il, notant que la colère était intense chez certains.

« Certains voulaient se révolter pour les venger, mais nous avons réussi à les calmer parce que nous avions estimé que les gens qu’ils voulaient attaquer pour venger ceux qui ont été chassés ne sont pas responsables. Quelqu’un m’a appelé de Kissidougou en me disant que si on ne réplique pas au Foutah, ils n’auront pas la paix. Je lui ai répondu qu’on ne peut pas agir comme ça. Chaque individu doit être jugé en fonction des actes qu’il pose et non de ce que son semblable a posé comme acte. Sinon ça serait une injustice », confie Cellou Dalein Diallo.



On a tous des points communs pour montrer notre amour vis-à-vis de la Nation, fait observer l’opposant. Lorsqu’il s’est agi de désigner le candidat uninominal de l’UFDG à Mamou lors des élections législatives, renseigne l’ancien premier ministre, certains dans son camp avaient dit de ne pas choisir Djéssira Traoré comme c’est une Malinké.

« Ce n’est pas parce qu’ils ne l’aimaient pas, dit-il, mais ils ont demandé qu’on la mette sur la liste nationale pour ne pas que l’UFDG perd dans son fief à cause de son candidat. Je me suis levé pour dire : si on doit perdre, nous perdrons mais on ne peut l’enlever à cause de son ethnie ou de son origine. Cela ne ressemble pas notre vision du pays. On l’a maintenu puisque pour nous, si tu es guinéen tu as le droit de résider partout où bon te semble sur le territoire national. Tu es électeur, tu es éligible », prône-t-il.

« On s’est longtemps opposé à Alpha Condé, mais parmi nous tous, personne ne l’a reproché d’avoir commis un tort ou une faute à cause des origines maliennes ou Burkinabé de ses parents. Il est guinéen comme nous. On le critique à cause de ses actes et non à cause de ses origines », a souligné le chef de file de
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Primature : qui veut la peau de Kassory Fofana ?

CONAKRY- C’est contre toute attente que la famille politique du Président Alpha Condé a annoncé une manifestation prévue ce mercredi 7 novembre 2018 à Conakry.

Cette initiative de la Direction nationale du RPG Arc-en-ciel vise à réaffirmer le soutien des militants du parti à leur « champion » Alpha Condé.

Ce qui paraît normal aux yeux de certains, est pourtant un couteau à double tranchant pour le Premier Ministre. Kassory Fofana qui a accepté de fondre son parti, le « GPT » dans le RPG Arc-en-ciel avant d’être nommé Premier Ministre, va connaître sa première contestation au sein de sa propre famille politique.

Selon nos informations, certains qu’on pourrait qualifier de « fanatiques » du RPG Arc-en-ciel veulent montrer leurs muscles face à une opposition déterminée à poursuivre ses manifestations de rue pour dénoncer la non application de l’accord politique du 8 août 2018. Pour eux, il n’est plus question de laisser Cellou Dalein Diallo et ses alliés faire ce qu’ils veulent à Conakry.


D’autres par contre, affichent une plus grande sérénité. Ces derniers proposent des solutions allant dans le sens d’un apaisement de la cité.

Kassory Fofana qui a récemment annoncé l’interdiction des manifestations politiques devra faire un choix difficile. Rester droit dans ses bottes et interdire la manifestation de l’opposition, quitte à prendre des coups au sein du RPG Arc-en-ciel ; Soit autoriser la marche surtout qu’il est certain qu’il n’y aura pas de violences.

Mais ce deuxième choix pourrait engendrer des précédents très fâcheux. Kassory Fofana aurait afficher une faiblesse. L’autorité de l’Etat qu’il veut désormais imposer à ses compatriotes serait foulée au sol.

Et si certains voulaient déjà la tête du Chef du Gouvernement guinéen ? Et si tout ceci n’était qu’un cirque ? L’objectif étant de montrer à l’opposition et à l’opinion nationale et internationale que le PRG Arc-en-ciel est respectueux des lois de la République au cas où les autorités interdiraient la manifestation.
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Gel des salaires: le Gouvernement a-t-il été "injuste" envers certains enseignants

MAMOU-Le gouvernement guinéen a mis sa menace à exécution en gelant les salaires des enseignants grevistes. Mais cette mesure prise par les autorités suscite déjà des polémiques. Certains enseignants qui ne suivent pas le mot d’ordre déclenché par Aboubacar Soumah ont vu leurs salaires du mois d’octobre gelés alors que depuis l’ouverture ils dispensent des cours. Une situation d’injustice qui les met en colère.

«Depuis le 3 octobre je partais tous les jours à l’école pour dispenser des cours. Mes collègues enseignants étaient tout le temps derrière moi pour me dire de ne pas venir à l'école. Mais je n'ai pas accepté. Je voulais éviter ce gel de salaire. J'ai une famille et je n’ai aucune autre source de revenue. Aujourd'hui, je suis venu en banque mais je n'ai rien trouvé sur mon compte. (…) On nous a dit qu’il y a une liste d’enseignants dont les salaires ont été gelés à la DPE. Je suis venu et j'ai vu mon nom sur la liste. Le DPE nous a dit que nous devons repartir à l'école si nous voulons être payés», a témoigné cet enseignant très en colère.

Cet autre professeur de mathématiques reconnaît avoir observé le mot d'ordre de grève. Mais selon lui, ce ne sont pas seulement les salaires des grévistes qui ont été gelés. Il dénonce un “deux poids deux mesures”.

«J'ai observé le mot d'ordre de grève lancé par le SLECG d'Aboubacar Soumah du début jusqu'à maintenant. Je compte aussi continuer. Ils ont choisi des personnes dont les noms ont été remontés. Beaucoup de nos collègues qui étaient à la maison avec nous ont été payés. C'est injuste. Sinon qui est le premier gréviste à Mamou ? C'est le secrétaire général du SLECG. Mais lui, il a été payé. Ils sont en train de cibler. Ils nous ont dit que si on recommence les cours nous serons payés. Mais moi c'est seul Aboubacar Soumah qui peut me demander de reprendre à donner les cours», dira cet autre enseignant.

Malgré le gel de leurs salaires, les enseignants n’entendent pas lâché du lest. Aboubacar Soumah fort du soutien qu’il vient d’obtenir avec la FESABAG veut faire plier le Gouvernement sur les huit millions
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Aboubacar Soumah défie Kassory: "Nous ne reculerons jamais sur les 8 millions..."

La rencontre entre des émissaires du gouvernement de Kassory Fofana et les syndicalistes dirigés par Aboubacar Soumah va-t-elle suspendre la grève dans les écoles?

Contre toute attente, les syndicalistes ont fixé un ultimatum au gouvernement pour payer leurs salaires de 8 millions de francs guinéens dès janvier 2019.

Se disant "soucieux" pour l'avenir des élèves guinéens, Aboubacar Soumah qui dirige le syndicat libre des enseignants et chercheurs de guinée (SLEEG) enfonce le clou:

"Etant convaincus que l'argent existe et que les recettes (de l'Etat) permettent de payer effectivement 8 millions de salaires aux enseignants guinéens, nous ne reculerons jamais face au paiement de ces 8 millions" menace de nouveau Aboubacar Soumah devant des enseignants réunis au siège du SLEEG à Conakry.

Cette position radicale des syndicalistes va compliquer davantage la tâche du gouvernement de Kassory Fofana.

Récemment, le chef du gouvernement avait exclu toute augmentation des salaires en 2019 et 2020.

Quand aux élèves, ils multiplient les manifestations dans le pays pour exiger la reprise des cours dans les .écoles.
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