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Guinée: un mort et la voiture du chef de l'opposition visée par un tir
Alors qu'un adolescent a été tué par balle, mardi 23 octobre, en marge de la manifestation interdite de l'opposition guinéenne, Cellou Dalein Diallo, chef de file de l'opposition, a indiqué que sa voiture avait été visée par un tir.
En fin de matinée mardi, le leader du parti UFDG s'apprêtait à rejoindre ses partisans à qui il avait demandé de se mobiliser pour dénoncer les conditions d'installation des conseils communaux. Mais Cellou Dalein Diallo raconte que sa voiture a été arrêtée par les forces de l'ordre à deux kilomètres à peine de son domicile.

« Ils nous ont arrosés de gaz lacrymogènes au point qu’on n’arrivait plus à se voir, on avait mal aux yeux. C’est alors qu’on a tiré sur ma voiture, raconte-t-il. La balle a percé le pare-brise et est allée percer la lunette arrière de la voiture. »
Une balle a effectivement traversé le véhicule de Cellou Dalein Diallo, confirme un expert en armement interrogé par RFI. L’impact est visible sur les pare-brise avant et arrière du véhicule.
La balle n'a pas fait de victime. Le chauffeur a été très légèrement blessé par des éclats de verre, mais Cellou Dalein Diallo dit se sentir en danger.
Démenti des autorités
De leur côté, les autorités mettent en doute les propos du chef de file de l'opposition. Le ministre de l'Information, Amara Somparé, assure qu'aucun coup de feu n'est venu des gendarmes et policiers.
« Je suis très surpris d’entendre qu’une balle aurait traversé son pare-brise parce que les forces de maintien de l’ordre qui sont déployées dans la ville pour disperser les manifestants ne sont équipées que d’armes conventionnelles de maintien de l’ordre. Donc, un coup de feu ne peut pas partir du côté des forces de l’ordre », assure-t-il.
Le ministre de l'Information précise par ailleurs que la marche était interdite par les autorités en raison d'un risque important de trouble à l'ordre public. La manifestation de l’opposition avait en effet été interdite. Une décision ignorée par les manifestants privés, estiment-ils, de marches depuis le mois de juillet.
Dès les premières heures de la matinée, les forces de l’ordre ont donc occupé le lieu de départ prévu de la manifestation à Conakry, menaçant de châtier tout contrevenant. Au fur et à mesure que le nombre de manifestants grossissait, la tension montait et les esprits s’échauffaient de part et d’autres.
En voulant ériger des barricades sur un grand boulevard de la banlieue, des jeunes ont été gazés par les forces de l’ordre massivement déployés dans les quartiers fiefs de l’opposition. C'est dans le quartier de Cosa qu'un homme de 18 ans a été tué par balle.
Dans le cortège, outre Cellou Dalein Diallo, il y avait aussi d’autres opposants, dont Faya Millimouno, Dembo Sylla, le Dr Ibrahima Diallo et Ahmed Kourouma du parti GRUP.
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Ethiopie: Addis Abeba accorde des visas d'entrée à tous les voyageurs africains

Les autorités éthiopiennes ont pris la décision d’accorder des visas à tous les voyageurs issus des différents pays africains s’appuyant sur une politique d’intégration de l’Union africaine ( UA).

Pour faciliter les déplacements des africains sur le continent , l’ Union africaine avait exhorté tous les pays à supprimer l'obligation de visa d'ici 2018.

Chose faite du côté de l' Éthiopie. Lors d'une session du Parlement et décrivant le programme législatif du gouvernement, le Président éthiopien Mulatu Teshome a déclaré que les ressortissants africains pouvait désormais obtenir des visas à leur arrivée dans le pays plutôt que de les demander à l'avance.

Un rapport récent de l'UA a révélé que les Africains peuvent voyager sans visa dans seulement 22% des autres pays africains.

Le Rwanda , l’île Maurice et les Seychelles, sont les seuls pays pour l’instant, qui n’exigent pas un visa d’entrée dans leur pays pour toute personne portant le passeport d’un pays africain.

Le milliardaire nigérian , Aliko Dangote , avait révélé à la BBC qu'il avait besoin de 38 visas pour voyager sur le continent avec son passeport
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Le prix Nobel d'économie décerné à William Nordhaus et Paul Romer.

Le prix Nobel d'économie a été attribué lundi 8 octobre aux Américains William Nordhaus et Paul Romer. Le comité Nobel a voulu mettre en valeur cette année les recherches sur le changement climatique et l'innovation technologique dans l'analyse économique.

L'académie royale des sciences de Suède a récompensé cette année deux chercheurs dont elle estime que les travaux ont élargi le champ de l'analyse économique.
William Nordhaus, professeur à l'université de Yale, et Paul Romer, ancien économiste en chef de la Banque mondiale et professeur à l'université de New York, sont en effet récompensés pour leurs travaux sur la compatibilité entre les impératifs d'innovation et de lutte contre le réchauffement climatique et la croissance économique.
Les deux lauréats « ont mis au point des méthodes qui répondent à des défis parmi les plus fondamentaux et pressants de notre temps : conjuguer croissance durable à long terme de l'économie mondiale et bien-être de la population de la planète », a indiqué l'Académie royale des sciences.
« Leurs conclusions ont considérablement élargi le champ de l'analyse économique en permettant l'élaboration de modèles qui expliquent comment l'économie de marché interagit avec la nature et le savoir », a-t-elle expliqué dans un communiqué.
Romer démissionnaire de la Banque mondiale
William Nordhaus, 77 ans, a été le premier, dans les années 1990, à modéliser le lien entre l'activité économique et le climat en conjuguant les théories et l'expérience tirées de la physique, de la chimie et de l'économie. Ces travaux font aujourd'hui autorité et servent à prédire ou quantifier les conséquences des politiques climatiques, par exemple la taxe carbone.
Paul Romer, 62 ans, a, lui, posé les bases de la théorie de « la croissance endogène ». Il a montré comment « l'accumulation d'idées soutient la croissance économique sur le long terme » et mis en avant le rôle des forces économiques et des régulations dans « l'inclination » des entreprises à innover. M. Romer a démissionné avec fracas au début de l'année de son poste d'économiste en chef de la Banque mondiale sur fond de désaccord avec le président de l'institution.
Le choix de ces deux nobélisés reflète le tournant pris ces dernières années par la science économique, plus ouverte qu'auparavant aux sciences sociales et humaines, comme la sociologie ou la psychologie. Avec un net recul des modèles mathématiques et d'un « homo economicus » abstrait.  Les deux lauréats se partageront le prix de 9 millions de couronnes (environ 860 000 euros).
Rfi
12 Octobre
Right
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Mémoire collective»: un ouvrage sur les violences politiques en Guinée
Dans la capitale guinéenne Conakry, RFI et la Fédération internationale des droits de l'homme (FIDH) présentent ce 25 septembre au public l'ouvrage « Mémoire collective, une histoire plurielle des violences politiques en Guinée ». Retracer 60 ans de violences politiques en Guinée, c'est l'ambition de ce livre. Une histoire plurielle, racontée par des universitaires guinéens et français, des journalistes de RFI et les défenseurs des droits de l'homme de la FIDH. Ce projet inédit contient des témoignages, une enquête et des réflexions sur les violences qu'a connues la Guinée depuis 1954.
RFI et la Fédération internationale des droits de l'homme (FIDH) présentent ce 25 septembre au public l'ouvrage Mémoire collective, une histoire plurielle des violences politiques en Guinée. Ce livre est le résultat d'un travail d'une année et demi avec des aller-retour de plusieurs journalistes entre Paris et la Guinée.

« Mémoire collective » présente l’histoire des violences politiques qui ont jalonné l’histoire de la Guinée depuis les années qui ont précédé l’Indépendance, en l’occurrence depuis 1954, jusqu’au massacre du 28 septembre 2009. Ce parcours dans l'histoire guinéenne passe par la Première République et ses complots jusqu'à l’accouchement progressif de la démocratie dans la douleur après la prise de pouvoir des militaires en 1984.

Bourreaux et victimes, récit pluriel

Dans ce livre pluriel, on entend les bourreaux et les victimes, ceux qui étaient dans le système et ceux qui étaient opposés. Ce récit équilibré, pour lequel se sont associés des auteurs guinéens et non-guinéens, ne cherche pas par ailleurs ni à juger ou à encenser, mais simplement à comprendre ce qui s’est passé.
rfi
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RDC: le discours du président Kabila à l’ONU n’a pas convaincu l'opposition
En République démocratique du Congo, les réactions au discours du président Joseph Kabila, mardi devant l'Assemblée générale des Nations unies à New York, se multiplient. Un discours au cours duquel le chef de l'Etat de RDC a insisté sur la souveraineté de son pays, qui veut organiser seul les élections prévues le 23 décembre prochain.

Pour Moïse Katumbi, l'un des principaux ténors de l'opposition congolaise, exclu de la course à la présidentielle et qui vit en exil, il s'agit d'un discours « nul ». Il estime que Kabila n'a plus la légitimité pour prendre de telles décisions : « Quand il parle d’ingérence, on ne voit pas de quelle ingérence, parce que M. Kabila veut tricher. Il veut organiser les élections à sa façon. »

Selon lui, Joseph Kabila « ne veut pas qu’on puisse contrôler les élections, que nous ne puissions avoir ni les observateurs de la sous-région ni les observateurs de la communauté internationale. Et en plus - le plus important pour nous -, aujourd’hui, Kabila n’a plus de légitimité. Je ne sais pas… Il décide sur la base de quoi ? Parce que son mandat est déjà terminé il y a de cela deux ans. »

« Nous demandons à ce que la Monusco reste », déclare Katumbi

Un discours dans lequel Joseph Kabila a aussi de nouveau demandé un retrait « effectif et substantiel » de la Monusco, la mission de l'ONU en RDC. Un avis que ne partage pas Moïse Katumbi : « Nous demandons à ce que la Monusco reste, parce que M. Kabila veut partir en laissant le chaos », considère-t-il.

« La population est en train de mourir tous les jours. Il n’y a plus de route chez nous, au pays. A l’époque coloniale, les gens pouvaient quitter avec une voiture Lubumbashi le matin et arriver le soir à Kinshasa. Mais aujourd’hui, même avec une Jeep 4x4, vous pouvez faire trois mois ou quatre mois pendant la saison des pluies », se désole l'opposant en exil.
Kabila veut-il « des élections, ou des élections chaotiques » ?

Autre réaction, celle de Martin Fayulu, candidat de la Dynamique de l'opposition, qui exprime son pessimisme. L'opposant, qui est également présent à l'Assemblée générale des Nations unies à New York, dénonce une manœuvre du président sortant en vue du scrutin du 23 décembre : « Je pense que M. Kabila s’est réveillé très tard avec ses discours souverainistes », lance-t-il. Extrait :

« Il parle de financer les élections lui-même, mais je ne sais pas de quoi il parle. Il sait bien qu’il ne pourra pas. Est-ce qu’il veut des élections ou des élections chaotiques ? La Céni dit qu’elle n’a pas de moyens, elle n’a pas suffisamment d’hélicoptères, elle n’a pas suffisamment d’infrastructures pour acheminer dans les lieux où il faut. Et donc, elle trouvera prétexte en disant que les élections ne se sont pas déroulées correctement, parce que je n’ai pas eu suffisamment de fonds... M. Kabila sait, dans cette situation, où il veut amener les Congolais. »


















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Le président turc Recep Tayyip Erdogan va inaugurer samedi une mosquée à Cologne dans le cadre d’une visite d’État de plusieurs jours en Allemagne. Avec l’objectif "d’apaiser" les relations diplomatiques avec Berlin.

Après les tensions, le temps de l’apaisement. Recep Tayyip Erdogan entame, à partir du jeudi 27 septembre, une visite d’État de plusieurs jours en Allemagne, avec l’objectif avoué de "mettre définitivement fin à la période de tensions" que la Turquie a traversée avec l’Allemagne ces dernières années. Il s’agit d’ailleurs de la première visite officielle du président turc depuis son élection en 2014.

Dans le cadre de cette visite, Erdogan doit se rendre samedi à Cologne pour inaugurer "l'une des plus grandes mosquées d'Europe", édifiée par l'Union turco-islamique pour les affaires religieuses, selon l'agence turque Anadolu Un choix qui ne doit rien au hasard : c’est à Cologne qu’on trouve la Keupstrasse, une rue de 700 mètres en Allemagne surnommée "la petite Istanbul".

Ce déplacement à Cologne symbolise "la politique panislamiste de la Turquie", estime pour sa part Jana J. Jabbour, spécialiste de la Turquie, jointe par France 24. Elle explique : "L’avènement des révolutions arabes en 2011 ont fait penser à M. Erdogan qu’une alternative était possible à l’intégration européenne, c’est-à-dire une affirmation islamique de l’identité turque en opposition à l’identité judéo-chrétienne occidentale."


"Refaire surface en Europe"

Une politique de "l’affirmation de soi" semble être l’enjeu principal du déplacement du président turc en Allemagne, selon Jana J. Jabbour. D’une part sur "l’affirmation d’une identité islamique de façon libre et explicite", et d’autre part sur "l’affirmation de puissance". "M. Erdogan considère qu’il a été humilié par les puissances européennes, et cette visite en Allemagne s’inscrit dans un désir de revanche contre une puissance vue comme impérialiste."

Bedri Baykam, artiste turc et membre du parti d'opposition CHP, joint par France 24, abonde dans ce sens, estimant que le président turc ne se rend pas uniquement à Cologne pour inaugurer cette mosquée : "C’est pour lui une nouvelle occasion de refaire surface en Europe et de défendre ses idées".
S’affirmer oui, mais tout en continuant le dégel, amorcé début 2018, des relations diplomatiques de la Turquie avec l’Allemagne. Cette phase que le président turc veut "apaisée" fait suite à une année 2017 émaillée de tensions, où Erdogan avait notamment dénoncé les "pratiques nazies" de la chancelière allemande Angela Merkel, après que deux meetings de ministres turcs ont été annulés en Allemagne, ainsi qu’une manifestation kurde autorisée.

"La visite [d’État cette semaine] de M. Erdogan, quelques mois après sa victoire écrasante à l’élection présidentielle turque, peut aussi signifier : 'Je suis un leader incontesté dans mon pays, et je veux être reconnu comme tel à l’international' ", analyse Jana J. Jabbour. Depuis 2003 – Lorsque Erdogan a été nommé Premier ministre de la Turquie –, ce dernier "était assoiffé de reconnaissance, et cela n'a pas changé aujourd’hui", précise-t-elle.

"Désir de revanche et logique économique"

En Allemagne, le président Erdogan va aussi devoir se positionner sur le fil tel un funambule. D’une part il va falloir gérer les rapports de force diplomatiques, un "désir de revanche" du président turc, comme le nomme Jana J. Jabbour. "M. Erdogan souffle le chaud et le froid" sur les relations de son pays avec ses partenaires européens, analyse pour sa part Bedri Baykam, pour qui les choix de la Turquie "sont un changement continuel dans les buts et les manières d'entreprendre les relations diplomatiques" avec d’autres États.
D’autre part Erdogan va devoir "normaliser" les relations économiques de la Turquie avec ses partenaires européens. "Il y a là un paradoxe, explique Jana J. Jabbour. La Turquie est en opposition diplomatique, veut être reconnue comme un partenaire égal sur la scène internationale, mais dans le même temps elle veut normaliser ses relations économiques avec ses partenaires européens, comme l’Allemagne, pour restabiliser son économie."

La Turquie a en effet rencontré des difficultés économiques ces derniers mois : sa monnaie – la livre – a connu en août 2018 une chute historique et perdu plus de 45 % de sa valeur depuis le début de l’année, provoquant l'inquiétude des marchés financiers. La venue du président Erdogan en Allemagne peut ainsi être pour lui une occasion de "concilier logiques économiques et désir de revanche", affirme Jana J. Jabbour. "À lui de jouer le pragmatisme et le juste équilibre entre ces deux tendances."
france24


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Le président turc Recep Tayyip Erdogan va inaugurer samedi une mosquée à Cologne dans le cadre d’une visite d’État de plusieurs jours en Allemagne. Avec l’objectif "d’apaiser" les relations diplomatiques avec Berlin.

Après les tensions, le temps de l’apaisement. Recep Tayyip Erdogan entame, à partir du jeudi 27 septembre, une visite d’État de plusieurs jours en Allemagne, avec l’objectif avoué de "mettre définitivement fin à la période de tensions" que la Turquie a traversée avec l’Allemagne ces dernières années. Il s’agit d’ailleurs de la première visite officielle du président turc depuis son élection en 2014.

Dans le cadre de cette visite, Erdogan doit se rendre samedi à Cologne pour inaugurer "l'une des plus grandes mosquées d'Europe", édifiée par l'Union turco-islamique pour les affaires religieuses, selon l'agence turque Anadolu Un choix qui ne doit rien au hasard : c’est à Cologne qu’on trouve la Keupstrasse, une rue de 700 mètres en Allemagne surnommée "la petite Istanbul".

Ce déplacement à Cologne symbolise "la politique panislamiste de la Turquie", estime pour sa part Jana J. Jabbour, spécialiste de la Turquie, jointe par France 24. Elle explique : "L’avènement des révolutions arabes en 2011 ont fait penser à M. Erdogan qu’une alternative était possible à l’intégration européenne, c’est-à-dire une affirmation islamique de l’identité turque en opposition à l’identité judéo-chrétienne occidentale."


"Refaire surface en Europe"

Une politique de "l’affirmation de soi" semble être l’enjeu principal du déplacement du président turc en Allemagne, selon Jana J. Jabbour. D’une part sur "l’affirmation d’une identité islamique de façon libre et explicite", et d’autre part sur "l’affirmation de puissance". "M. Erdogan considère qu’il a été humilié par les puissances européennes, et cette visite en Allemagne s’inscrit dans un désir de revanche contre une puissance vue comme impérialiste."

Bedri Baykam, artiste turc et membre du parti d'opposition CHP, joint par France 24, abonde dans ce sens, estimant que le président turc ne se rend pas uniquement à Cologne pour inaugurer cette mosquée : "C’est pour lui une nouvelle occasion de refaire surface en Europe et de défendre ses idées".
S’affirmer oui, mais tout en continuant le dégel, amorcé début 2018, des relations diplomatiques de la Turquie avec l’Allemagne. Cette phase que le président turc veut "apaisée" fait suite à une année 2017 émaillée de tensions, où Erdogan avait notamment dénoncé les "pratiques nazies" de la chancelière allemande Angela Merkel, après que deux meetings de ministres turcs ont été annulés en Allemagne, ainsi qu’une manifestation kurde autorisée.

"La visite [d’État cette semaine] de M. Erdogan, quelques mois après sa victoire écrasante à l’élection présidentielle turque, peut aussi signifier : 'Je suis un leader incontesté dans mon pays, et je veux être reconnu comme tel à l’international' ", analyse Jana J. Jabbour. Depuis 2003 – Lorsque Erdogan a été nommé Premier ministre de la Turquie –, ce dernier "était assoiffé de reconnaissance, et cela n'a pas changé aujourd’hui", précise-t-elle.

"Désir de revanche et logique économique"

En Allemagne, le président Erdogan va aussi devoir se positionner sur le fil tel un funambule. D’une part il va falloir gérer les rapports de force diplomatiques, un "désir de revanche" du président turc, comme le nomme Jana J. Jabbour. "M. Erdogan souffle le chaud et le froid" sur les relations de son pays avec ses partenaires européens, analyse pour sa part Bedri Baykam, pour qui les choix de la Turquie "sont un changement continuel dans les buts et les manières d'entreprendre les relations diplomatiques" avec d’autres États.
D’autre part Erdogan va devoir "normaliser" les relations économiques de la Turquie avec ses partenaires européens. "Il y a là un paradoxe, explique Jana J. Jabbour. La Turquie est en opposition diplomatique, veut être reconnue comme un partenaire égal sur la scène internationale, mais dans le même temps elle veut normaliser ses relations économiques avec ses partenaires européens, comme l’Allemagne, pour restabiliser son économie."

La Turquie a en effet rencontré des difficultés économiques ces derniers mois : sa monnaie – la livre – a connu en août 2018 une chute historique et perdu plus de 45 % de sa valeur depuis le début de l’année, provoquant l'inquiétude des marchés financiers. La venue du président Erdogan en Allemagne peut ainsi être pour lui une occasion de "concilier logiques économiques et désir de revanche", affirme Jana J. Jabbour. "À lui de jouer le pragmatisme et le juste équilibre entre ces deux tendances."
france24


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La visite de trois jours du président sud-coréen Moon Jae-in s’achève en Corée du Nord ce jeudi 20 septembre. Ce dernier s’est rendu ce matin sur le « mont Paektu », un volcan éteint situé tout au nord du pays, en compagnie du dirigeant nord-coréen Kim Jong-un
La dernière étape de la visite du président sud-coréen n’est pas la moins symbolique : Moon Jae-in s’est rendu au sommet du mont Paektu, haut lieu de la mythologie coréenne. Paektu joue aussi un rôle central dans la propagande nordiste, ce qui fait grincer des dents les conservateurs au Sud
Mais ce matin, la presse sud-coréenne se montre plutôt optimiste. « Les deux Corées ouvrent une nouvelle ère de paix et de prospérité », titre le Korea Times. Moon Jae-in a donné un discours devant 150 000 Nord-Coréens, une première pour un président du Sud. « Kim Jong-un et moi sommes en train de réaliser une péninsule dénucléarisée », a-t-déclaré, devant une foule debout.Les gestes de Moon « auront plus d'impact pour changer la conscience nord-coréenne que 10 milliards de tracts de propagande », se félicite un historien cité par le quotidien Hankyoreh.

Accord significatif
L’accord militaire signé mercredi est aussi jugé significatif. Kim Jong-un s’est dit notamment prêt à fermer de façon permanente son principal site d’essais balistiques en présence d’inspecteurs internationaux, ainsi que son site nucléaire emblématique de Yeongbyeon.
Cet accord – dont l'annonce a aussitôt été saluée par les Etats-Unis - devrait permettre de réduire les risques d’accrochages armés. Mais le quotidien Joongang, s’il se félicite des progrès accomplis, rappelle que « tout repose sur la sincérité de Kim Jong-un ».
rfi
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Au Brésil, plus de 16 millions de dollars en espèces et en bijoux ont été saisis dans les bagages d'une délégation accompagnant le fils du président de Guinée équatoriale, Teodorin Obiang Nguema. Les autorités équato-guinéennes demandent la restitution des biens par la douane. La polémique.

Teodorin Obiang Nguema dispose désormais de trois semaines pour prouver l'origine des biens de luxe découverts dans les valises qu'il transportait. Ils ont été confisqués par la douane lors d'une fouille dans l'un des aéroports de la banlieue de Sao Paulo, la mégalopole brésilienne.

Les montres de luxe non déclarées, dont une est couverte de diamants, ont été estimées à 15 millions de dollars. Si le fils du président de Guinée équatoriale ne remet pas les preuves de leur provenance à la justice brésilienne, elles pourraient être vendues aux enchères et l'argent liquide saisi et remis à la Banque centrale, soit des dizaines de liasses de billets de 100 dollars. La loi brésilienne interdit l'entrée à ses visiteurs détenant plus de 2 400 dollars.

Malgré les protestations diplomatiques de la Guinée équatoriale, les autorités brésiliennes ne semblent pas vouloir plier face aux pressions. Teodorin Obiang Nguema est un habitué du Brésil, où il se rend fréquemment selon la presse brésilienne qui se passionne pour cette affaire. Elle rappelle son goût pour le luxe et son train de vie extravagant. Son dernier anniversaire organisé au Brésil avait fait grand bruit avec la participation de stars de la musique brésilienne
rfi
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CPI Jean Pierre Bemba condamne à 300 000 euros d’amende pour subordination de témoins (corruption)
L’ancien chef de guerre Jean-Pierre Bemba a vu ce 17 septembre dans l’après –midi sa peine confirmée dans l’affaire de subordination de témoin pour laquelle il avait été condamné.
Une affaire annexe au procès principal pour lequel il se trouvait sous les verrous à la Haye, à savoir son implication dans les crimes commis en Centrafrique par la milice qu’il avait fondée.
Cette condamnation met encore un peu plus mal les ambitions politiques de l’ancien chef de guerre congolais.
L’opposant congolais Jean-Pierre Bemba dispose 3 mois pour verser à la cour pénale internationale les 300 000 euros qui lui ont été infligés.
Sa culpabilité a été émise de manière définitive au mois de mars puisque c’est la chambre d’appel de la cour pénale internationale qui l’a condamné ainsi que ses quatre Co-accusés.
La CPI ordonne la libération provisoire de Jean-Pierre Bemba
Les déboires judiciaires de Jean-Pierre Bemba avaient débuté il y a dix ans lorsque le mandat d’arrêt à son encontre avait été émis le 23 mai 2008, la veille de son arrestation en Belgique. Il était initialement inquiet pour son rôle en tant que chef du MLC ? Le Mouvement de libération du Congo, dont les troupes étaient dans le collimateur de la CPI pour des exactions commises en Centrafrique entre 2002 et 2003
rfi
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